Najlae: deux poëmes de Fabrice Selingant.

Publié le par PRG45

Partout ailleurs. le printemns s'annonce. Najlae,
Mais il fait froid, ici, à Château-Renard,
Ici, où la loi du chiffre a plus compté
Que les principes élémentaires d'humanité. .
Si les primevères le disputent aux crocus
Ici, ce sont les perce-neige qui s'attardent.
C'est un silence d'hiver qui commence à peser
Car l'ignoble, ici, se double de l'immonde.
Quand ceux dont le rôle consiste à protéger
Ont oublié la valeur des causes qu'ils défendaient
La tâche pour laquelle ils s'étaient engagés
Et leur obéissance à un ordre abject
Sera la lourde masse qu'il auront à traîner.
Mais la pluie et le vent, un matin, s'en-iront
Et toi, tu reviendras, enchanter tes amis
De tes slarns qui sont un honneur à la langue
Et qui sont la culture, jouxtant la poésie.


DSCF0007.JPG
Que tu sois ainsi maltraitée et battue déjà me blesse
Mais que l'on cherche à abuser de ta faiblesse
Pour te renvoyer sans recevoir ta plainte
Me heurte au plus profond de mes sens douleur.
Que les représentants de l'ordre ainsi feintent
Pour assurer des quotas n'entendent pas ta peur
Est indigne des penseurs du pays des lumières
Un temps où les tyrans ont toujours cœur de pierre.
La plus grande faute, d'un peuple, chère Najlae,
erait face à ta double peine de ne pas être là, .
À œuvrer, simplement, comme des citoyens,
Que ton droit à être protégée soit respecté enfin.

Fabrice Selingant


... Fine comme une aiguille forte comme un épée Ingénue et savante Tu ne supportes pas l'injustice I: Pour toi c'est le seul désordre...  Courage Paul Éluard

Publié dans Actualités

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article